Balade de 2 jours à Porspoder (la pointe de la Bretagne août 2005)

 

Porspoder aoùt 2005

Porspoder vient du breton Porz et poder (port et potier).

Porspoder (en Breton) est une commune du Bas Léon (Finistère), Porspoder marque la limite entre Manche et Atlantique. Porspoder est nichée à l'extrême pointe de la Bretagne, à 30 kilomètres au nord-Ouest de Brest. Riche de ses 1600 habitants, elle possède ce caractère si attachant des villages du Bas-Léon. Ce bout de la terre "pen ar bed", c'est aussi le début de la mer, une limite que souvent les éléments semblent se disputer.

Venant d'Irlande dans une auge de pierre flottante,c'est à porspoder qu'aurait accosté, Budoc en 585, sur la grève, au pied de l'église actuelle dont il est le Saint Patron.

Porspoder a surtout vécu de la mer, pendant plusieurs siècles et jusqu'à une période  récente. Les bateaux de Laber, faisaient un commerce actif sur toutes les côtes de France, et également étranger avec les ports espagnols, anglais ou hollandais. Dès le XVIIIe siècle, le développement du réseau routier, facilitant les charrois terrestres, porta un rude coup au cabotage. Au XIXe, la voile ne résista pas à la concurrence de la vapeur. Les mouillages d'échouage ne pouvaient guère accueillir des bateaux plus importants. La pêche évolua au fil des années. Lorsque, pour des raisons climatiques encore mal connues, la morue, qui sévissait en grande quantité au XVe siècle, disparue vers les mers éloignées du nord, on se mit alors à pêcher la raie, le maquereaux, la sardine et les crustacés. A Porspoder, le chalutage et l'industrialisation des pêches maritimes ont mis pratiquement fin, à cette activité. La découverte des vertus thérapeutiques de l'iode, au début du XIXe siècle, avait assuré la prospérité d'une profession nouvelle, celle de goémonier, mi-marin, mi-paysan. Elle fut ruinée par la décadence de cette industrie chimique aux alentours de 1930.

Devenu plus rurale que maritime depuis un quart de siècle, Porspoder a dû restructurer son agriculture, regrouper les innombrables et minuscules parcelles dont beaucoup constituèrent longtemps une sorte de domaine collectif : "qu'on appelait ici les communs".

 

 

 

 

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