La Corse

Juillet 2007

Plus de photos avec :  http://picasaweb.google.fr/motovoyage35/Corse2007?feat=directlink

Découvrir la Corse en moto  De la Bretagne à la Corse  3500 km de bonheur

 C'est décidé, cette année ça sera l'Ile de beauté. La bête est chargée depuis la veille. Après le Portugal c'est son deuxième grand voyage, je la sens qui frémit de tous ses muscles d’acier. Pensez donc, cela fait plusieurs mois qu'on en parle. Je vous épargne les préparatifs du voyage, mais, je vous précise le chargement de la bête: une sacoche souple par passager, une sacoche réservoir, un grand sac de sport, une toile de tente et deux duvets, voila pour l'essentiel.

 Lundi 2 juillet 07

  C'est vers 9h00, que nous partons de Chartres-de-Bretagne. Il fait un beau soleil, la température n'est pas excessive, cela est excellent pour rouler. Nous prenons la direction Le-Mans; 2h30 plus tard nous faisons une petite halte dans le bled où je travaille, au nord du Loir-et-Cher. Nous retrouvons mon fils pour déjeuner, et aux environ de 14h00 nous reprenons la route, pour nous diriger vers l'autoroute que nous prendrons à Romorantin-Lanthenay; au passage nous traverserons la superbe forêt domaniale de Chambord. Quelques heures plus tard et, un arrêt essence, plus une petite pose bien méritée, nous sortons à 35 km après Issoire et, filons sur la N 102, en direction du Puy-en-Velay. La D 15 et la D 533, nous accompagnent, jusqu'à Valence, par une route très sinueuse, un vrai régal en moto. Il est déjà 21h00, nous sommes un peu fatigués de l'étape, nous avons parcouru 850 km. Nous nous installons à l'hôtel (B&B) et, nous allons becquetés dans un grill, ensuite, nous regagnons l'hôtel, pour, nous offrir une nuit de repos réparatrice

 Mardi 3juillet 07

 Nous quittons Valence, sur le coup de 8 h 00, nous reprenons l'autoroute et, nous le quitterons qu'à l'arrivée de Nice. Il est 12 h 00, quand nous béquillons la bête, l'embarquement n'étant prévu qu'à 14 h 00, nous en profitons pour aller boire un verre et faire un tour dans le petit port de pèche, aux barcasses multicolores. A l'heure pile, nous sommes une dizaine de bécanes à  monter à bord du rafiot SNCM, les motos sont sanglées, avec précaution, par du personnel compétent et agréable.

Il n'est pas trop tard pour rendre visite à notre ville d'accueil. L'île Rousse fut fondée en 1758 par Pasquale Paoli (1725-1807). L'antique citée déploie ses rues pavées, nord-sud, depuis les quais du port de pèche et du port de commerce. La halle aux vingt et une colonnes est face à la place Paoli, entourée de cafés et restaurants, avec terrasses ombragées par d'immenses platanes centenaires. La statue de Pasquale Paoli trône au beau milieu, la construction des fortifications et des maisons s'étale du milieu du XVIIIe à la moitié du XIXe siècle.

Du phare de la Pietra, édifié en 1757, nous avons un panorama d'ensemble des îlots de granit rouge et de la vieille ville.    

 Mercredi 4 juillet 07 

 Ce matin départ vers 9h, sous un soleil éclatant, nous entamons la D 151. Une route magnifique qui serpente à travers la montagne et, qui nous conduit vers l’arrière pays de l’Ile Rousse. La région est superbe, avec des villages accrochés à la montagne, qui sont parmi les plus beaux de Corse. Au milieu d’un paysage brûlé par des étés trop chauds, avec de belles oliveraies, résistant, comme elles peuvent aux incendies, qui ravagent trop souvent la Balagne. Nous commençons par le village de Corbara, fixé au Monte Guido.

 Sant’Antonino est un véritable nid d’aigle, vissé sur un pic rocheux, dominant au nord le cirque de la Balagne jusqu’à la méditerranée d'un bleu azur. Nous continuons vers Aregno, c’est un vieux village à flanc de montagne. Entouré d’orangers, d’oliviers et d'amandiers qui offrent chaque année au village la « festa di l’amanndulu », une fête séculaire et traditionnelle Corse. Au bord de la D 151, au milieu des tombes, l’église de la trinité (XIIe siècle) ; avec ses murs sculptés, de figures humaines et d’animaux.

Nous rebroussons chemin pour revenir vers Pigna. Avec sa centaine d’habitants, le village de Pigna, l’un des plus anciens de Corse, perché sur une butte, est réputé pour sa production de poteries, boîte à musique, produits régionaux etc. Nous resterons jusqu’à la tombée de la nuit, afin d’immortaliser le coucher de soleil.

 Jeudi 5 juillet 07

 Il est tôt, quand nous chargeons les paquetages sur le dos de la bête. Une demi-heure plus tard, nous faisons halte à Calvi, capitale de la Balagne, la citadelle surplombe la baie, bordée par une plage sur environ 6 km et en arrière plan une pinède. L’ancienne cité génoise, est aujourd’hui une ville touristique.

C’est à partir de Calvi qu’il ne faut pas rater la petite route D81b, qui longe la côte, taillée dans la falaise, très étroite et sinueuse, vous aurez un avant goût des calanques de Piana. En effet la route surplombe la mer de plusieurs dizaines de mètres, avec des paysages sublimes.  Pause déjeuner à quelques kilomètres après Galéria, dans un petit restaurant sympa, nous reprenons la route D 81. Nous faisons un arrêt photos au col de Palmarella (408m) et, un second au col de la croix (269m), d’où l’on domine le Golfe de Girolata.

Il est 16h, quand nous arrivons à Porto, nous intégrons le petit camping familial, " Le Porto ", prix très raisonnable, autour de 15€ pour deux, avec tente et moto. Le camping est situé dans un ancien verger, les emplacements sont en terrasses et, l’on plante sa toile à l’ombre d’un cerisier ou d’un pommier, protégée par un treillage.

 Vendredi 6 juillet 07

 C’est vers 9h que, l’on prend la D 84 en direction d’Evisa, route étroite et dangereuse, qui s’enlace autour des montagnes et longe les précipices. Visite des ponts génois, nichés au fond des gorges de la Spelcunca, le premier pont porte le nom de "Zaglia" et le second "ponte Vecchiu".

Nous arrivons à Evisa, situé à 829 m d’altitude, magnifique petit village installé sur un piton rocheux, excellent endroit pour la randonnée, la région est parsemée de sentiers. Nous continuons pour atteindre la forêt d’Aitone, plantée de châtaigniers.

Nous en profitons pour faire une petite rando, et nous rentrons au crépuscule vers le camping.

 Samedi 7 juillet 07

                                                                                                                                                                                                                                           Moto chargée, nous prenons la D 81, qui monte de Porto à Piana. Les calanques sont une merveille, des à-pic d’une hauteur de 300 mètres, impressionnent. Des falaises de granit rouge déchiquetées en dentelles, rongées depuis des milliers d’années, par les intempéries. Une balade s’impose d’elle-même pour admirer ce chaos, aux formes étranges, que dame nature nous a laissé.

Direction Capo Rosso, par la D 824, une randonnée d’1h30, pour aller voir la tour génoise très bien restaurée "tour Turghiu".                                                                                                                                                   

Retour sur la D 81, en direction de Cargèse, dit la Grecque, en effet des immigrés grecs, s’établirent en Corse vers 1730. De la terrasse de l’église, il y a une magnifique vue sur le golfe, encore un village superbe.

Nous arrivons vers 13h00 à Ajaccio, il est temps de faire une pause déjeuner, après cet interlude nécessaire, une visite de la ville s’impose, beaucoup de choses à voir. Notamment la citadelle, la statue de Napoléon impressionnante par la taille, élevé à la gloire de l'enfant du pays, la cathédrale du XVIe siècle, la maison Bonaparte, qui abrita la famille Bonaparte à partir de la fin XVIIe siècle.  Nous poussons jusqu’à la pointe de la Parata, par la D211 (12km), nous jetons un œil sur les îles Sanguinaires, belle vue sur le golfe d’Ajaccio.

Nous reprenons la route en direction de Propriano. Les D55 et D155 que nous emprunterons le reste de la journée, nous feront découvrir de très jolis paysages et de ravissants petits villages. Tel que la pointe de Sette Nave, pointe de Di a Castagna, Capo di Muro, et les villages de Coti-Chiavari, Porto-Pollo avec une vue merveilleuse sur le Golfe de Valinco; il est déjà un peu plus de 20h00, quand nous décidons de nous poser pour la nuit, dans un charmant camping "L’Esplanade".

 Dimanche 8 juillet 07

 Comme tous les matins depuis une semaine, le soleil est au rendez-vous. Il est 10h quand nous quittons le camping "L’Esplanade" à Olmeto-plage, pour nous diriger vers Propriano, notre visite du matin. Nous découvrons une ville de touristes, avec ses plages de sables fins de chaque côté du port, rien de particulier à voir. Destination Campomoro, 17 km au bout de la D121, c’est un séduisant modeste village, typique de la Corse, situé à la pointe sud du Golfe de Valinco.

De jolies maisons sont éparpillées parmi les collines environnantes, une tour génoise en bout de plage, édifiée en 1586, est la plus importante de Corse (visite guidée). Campomoro bénéficie d’une belle plage, d’une multitude de criques et, d’une sublime côte sauvage, ce qui en fait un vrai petit paradis.

C'est en début d'après-midi, que Sartène nous voit débarquer, tout d'abord dans un resto typique, en terrasse à l'ombre des platanes, avec un bon menu Corse, un vrai régal, ensuite la visite de la cité. Sartène est fondée en 1520 par les Génois, accrochée à sa montagne entourée de hauts remparts de granit, Sartène domine la vallée. Elle a su garder le charme du passé, avec ses ruelles pavées, ses porches, son vieux pont "d’A Scaledda", son palais du gouverneur avec ses mâchicoulis datant du XVIe siècle, ses escaliers tordus, sa place à l’ombre des tilleuls, qui en font une très agréable et attachante ville à visiter.

 

Lundi 9 juillet 07

 9h00 sonne à ma montre, quand Dame 1300 trépigne d’impatience. C’est qu’elle est pressée de prendre la route pour rejoindre la plus majestueuse ville de Corse "Bonifacio", la bien nommée.

Mais pour l’instant rien ne presse, nous roulons tranquille sur la N 196, nous traversons de nouveau Propriano, puis Sartène et continuons vers le rocher du lion. Après une demi-heure de route, nous béquillons la bête et, nous jouissons du spectacle, tout d’abord le lion en granit presque réel, couché, endormi, nous affiche sa beauté. Nous dominons le golfe de Roccapina, qui nous offre à perte de vue, la mer d’une couleur turquoise, avec quelques voiliers flottants, comme suspendus dans l’espace, tellement l’eau est limpide et, aussi une plage sublime, il ne manque plus que les cocotiers, c’est un endroit magique.

Il est peu avant midi lorsque nous arrivons à Bonifacio, nous laissons la bête, dans un endroit réservé aux motos et gratuit, face au port de plaisance. Nous flânons un laps de temps avant la pause déjeuné. Nous trouvons un camping à quelques kilomètres de Bonifacio, sur la N 198, puis la D 60, 1 km plus loin, le camping "Pian Del Fosse", nous tend les bras. Il est situé sur un terrain plat, planté d’oliviers, de chênes verts et de pins.

L’après-midi sera consacré à déambuler dans les rues de Bonifacio.

 

  Mardi 10 juillet 07

 Après une grâce matinée et un petit déj, bien mérité, nous descendons à Bonifacio sur les coups de 10h30.

Bonifacio a été fondée  vers 830, par le marquis de Toscane : Boniface. Nous commençons notre visite par la ville basse, dont le port en occupe une bonne partie. Il est envahit par les bateaux de plaisance et yachts; sur les quais on trouve, restaurants, cafés avec d’immense terrasses et des boutiques à touristes. En marchant sur le quai principal, nous arrivons au petit port de pèche, qui est bien plus agréable à regarder, avec sa multitude de barcasses aux couleurs variées.

Il est 13h, écrasés par la chaleur et le soleil, nous grimpons nonchalamment la montée Rastello, qui nous conduit au col Saint-Roch. Un spectacle grandiose s'offre à nos yeux émerveillés, par la blancheur des calanques à droite, en face la Sardaigne nous tend les bras, (projet d'un prochain voyage) et à gauche les remparts qui surplombent la mer d'un bleu intense. Nous entrons par la porte de Gènes et son pont-levis du XVIe siècle, cette merveille fortifiée, entourée par une muraille de 3 km, perchée en haut de sa falaise de craie. Avec ses maisons hautes laissant à peine passer le soleil et tout juste filtrer la lumière aux travers des persiennes légèrement entrouvertes, pour conserver la fraicheur. Nous marchons dans un dédale de rues et de ruelles aux pavés usés par le temps, et passons sous des porches, des arcades servant à recueillir l'eau de pluie dans des citernes.

 Visite du bastion de l'étendard, du mémorial bonifacien et du jardin des vestiges, d’où l’on peut observer en contre bas, sur la droite une sorte de crique naturelle. Nous continuons vers la seule église gothique de Corse, Saint-Dominique édifiée au XIIIe siècle, avec son magnifique campanile. Un peu en décalage, situé à l'ouest de la vieille ville, le cimetière marin, comme une petite ville du dernier voyage, avec ses tombeaux immaculés orientés face au soleil couchant.

Retour vers le centre historique, qui nous conduit à l'escalier du Roi d'Aragon, il est taillé dans la falaise jusqu' à la grève. La légende veut qu'il ait été bâti en une seule nuit, par les soldats du Roi d'Aragon pendant le siège de 1420. Nous restons pour immortaliser le coucher de soleil du haut des falaises.

Mercredi 11 juillet 07

 Aujourd'hui, c'est une balade sur Porto-Vecchio, une journée de farniente. Nous commençons par le golfe de Santa Giulia et sa plage adorable, puis nous allons vers  le paradis, avec la plage de Palombaggia, cernée par des dunes, à l'ombre des pins maritimes géants. Au large on aperçoit les îles Cerbicale, c'est vraiment un endroit magique, les caraïbes sans les cocotiers, mais hélas, le lieu est envahi par les plagistes.

 

Une petite visite à Porto-Vecchio, sans grand intérêt, à part la ville haute qui reste assez plaisante, retour en fin de soirée à Bonifacio

 Jeudi 12 juillet 07

 Départ vers 9h00, destination le col de Bavella, par la N 198, à Porto-Vecchio nous bifurquons en direction de Zonza. En suivant la D 368, très sinueuse, avec parfois des épingles et, toute en montée, jusqu'à Zonza, 40 km de bonheur, mais gare à certain endroit, elle reste dangereuse. Notamment à cause des animaux en divagation, et de certains jeunes corses qui confondent la route avec circuit, et qui n'hésitent pas à doubler dans les virages aveugles.

A moitié du parcours, on fait une halte dans le charmant  village de l'Ospédale, qui tire son nom d'un hôpital d'autrefois, avec sa fontaine, son cadrant solaire entouré d'hortensias, ses jolies maisons en pierre de granit, et son point de vue remarquable sur le golfe de Porto-Vecchio.

Quelques kilomètres et, un nouvel arrêt s'impose au bord du lac de barrage situé au creux de la montagne, qui nous offre de superbes prises de vues, avec la forêt de pins en toile de fond. Un peu plus loin un sentier, nous conduira à la cascade de "Piscia di Gallu".

2 heures plus tard, on reprend la D 368, son ruban d'asphalte tout en lacets, tantôt bordée par la montagne, tantôt par les pins et les châtaigniers, nous accompagne jusqu'à  Zonza.  Soudain au détour d'une épingle Zonza nous saute à la figure, à 784 m d'altitude, ce village pittoresque, planté au milieu des chênes, des pins maritimes et, au carrefour de quatre routes, en fait un lieu de passage unique au sein de la montagne corse.

Nous voici au col de Bavella à 1218 m, devant les aiguilles du même nom, également appelées Cornes d'Asiano, orgueilleuses et d'une grande beauté sauvage, dressant leurs pointes d'un seul élan vers le ciel inaccessible, surveillés par quelques gypaètes barbus et aigles royaux, qui survolent inlassablement les crêtes acérées. Après cette belle journée à marcher à travers montagnes et forêts, nous rentrons sur Bonifacio.

Vendredi 13 juillet 07

 Debout 8h00, il ne faut pas mollir, ce matin départ vers les îles Lavezzi, on gare la brêle au parking moto de Bonifacio. On prend nos billets en face (bannière JDM), vous êtes motards, on vous fait un prix et on garde vos casques, sympa non ? Il est 10h30, nous posons le pied sur l'île principale, direction les cimetières marins de Furcone et de l'Arle, souvenir du naufrage de la Sémillante en 1855, qui fit 750 victimes.

Après cette petite visite, on part à la recherche d'un coin tranquille à l'ombre des rochers, pour passer une journée de détente à nager, dans une eau bleu azur à 24° et à lézarder sur le sable. Palmes, masques et tubas, nous ont permis d'observer et d'admirer, une magnifique faune sou- marine.

Retour au rafiot à 17h30, pour une balade autour de l'île cavallo (l'île des milliardaires, circulez, y a rien à voir), passage dans une grotte, où le plafond est à ciel ouvert, et qui représente la carte de la Corse, extraordinaire. Nous continuons notre retour en longeant les calanques à bonne distance, ce qui nous permet d'avoir une vue incomparable et splendide de la falaise et de Bonifacio.

Ce soir, nous nous offrons un dernier diner dans la vieille ville, avant de quitter cette merveilleuse cité de Bonifacio.

 

 Il est déjà 13h, quand nous faisons halte à Solenzara, pour déjeuner dans un restaurant sympa, au port de plaisance. Arrivés peu avant Cateraggio, nous visitons les ruines romaines de la cité antique d'Aléria, ensuite nous remontons la N 200 qui longe le fleuve Tavignano, en direction de Corte. Un arrêt imprévu, pour faire une photo, d'un magnifique pont Génois à trois arches de style gothique, cela donne une adorable touche de séduction au paysage qui nous entoure.

C'est à 3 km du pont que nous prenons la D 143 à gauche, pour rejoindre la N 193,  traverser une succession de villages typiques, en passant par le col de Bellagranajo et son très joli point de vue sur la vallée du Tavignano. En début de soirée, nous piquons la tente au camping "Alivetu" le long de la rivière Restonica, qui passe au pied de Corte.

 Dimanche 15 juillet 07

 Le soleil est déjà levé depuis longtemps, quand nous daignons nous lever, après la toilette et le petit déj, nous partons à l'intérieur des gorges de la Restonica, situées au cœur de la Corse et du parc naturel régional. Le cours d'eau de la Restonica, est bordé de rochers et de forêts de pins, il prend sa source au lac de Melo à 1711 m d'altitude. La vallée creusée par la Restonica et ses affluents, sur une quinzaine de kilomètres, forme par endroit des piscines naturelles, où il fait bon se baigner et s'étendre sur les rochers chauffés par le soleil.

Corte qui fût la capitale de la Corse indépendante de 1755 à 1769, nous accueille, accrochée au sommet d'un piton rocheux, au fond de la vallée, les quartiers de la vieille citadelle s'échelonnent aux pieds des remparts. La visite de Corte débute, en remontant le cours Paoli jusqu'à la place du même nom, où s'élève une statue du "père de la victoire" Pasquale Paoli (1725-1807) qui y établit pendant 14 ans le siège de la nation Corse, marque le centre de la vieille cité. La place Gaffory, avec la statue du général Jean-Pierre Gaffory (1704-1757), "chef suprême des Corse" héros cortenais, tourne le dos à sa maison natale. Nous continuons vers la place d'arme, minuscule de par sa dimension, où se trouve la maison natale du générale Jean-Thomas Arrighi de Casanova (duc de Padoue 1778-1853), Charles-Marie Napoléon Bonaparte, le père de Napoléon 1er, y séjourna en 1768 jusqu'à la naissance de Joseph (1768-1844), frère aîné de Napoléon 1er, futur Roi de Naples et d'Espagne.

Le palais national, grande bâtisse,  abrita le premier gouvernement de Corse. La citadelle édifiée à la fin du XVe siècle, domine la région et nous offre, à partir du belvédère de beaux points de vue sur les gorges du Tavignano, de la Restonica, et les montagnes du Cortenais. La balade dans les ruelles est un étonnement tant il y a de choses à voir.

 Lundi 16 juillet 07

 Nous avons laissé Corte derrière nous, la N 193 que nous empruntons nous conduit vers Bastia. Nous ferons une halte trop rapide à Bastia, le temps de voir les quais du vieux port, ceinturés par la jetée du dragon et le Môle Génois, l'église St-Charles-Borromée du XVIIe siècle, la place du marché et son église St Jean-Baptiste, flanquée de deux tours clochers.

Nous continuons notre chemin, par la D 80, longeant la côte aux paysages splendides, qui traverse une multitude de marines, dont deux retiennent notre attention. Erbalunga, la première véritable marine du cap Corse, avec ses maisons tapies sur une langue rocheuse, coiffée par les ruines d'une tour Génoise, c'est un endroit adorable, nous mettons pied à terre pour y déjeuner et passer un peu de temps à flâner.

Macinaggio, qui tire son nom des moulins à vent d'antan, est le plus vaste port de plaisance du cap Corse. Macinaggio  à la pointe du doigt braqué  vers le continent,  avec son chemin des douaniers, qui suit la côte jusqu'à Centuri, ses plages en ribambelle, ses petites criques inattendues, ses eaux limpides comme du cristal, en fond un lieu très agréable.

Rogliano, ancienne capital du cap Corse, autrefois riche, en témoigne encore, son couvent, ses deux châteaux fortifiés aujourd'hui en ruines, ses deux tours génoises. Rogliano est un peu à l'écart, il mérite pourtant, qu'on s'y arrête un moment. C'est un village construit en amphithéâtre, mais composé de plusieurs hameaux, disséminés à flanc de montagne. Autour le maquis auquel les roglianais ont  défrichées des parcelles de pâturages et leurs vignes qu'ils cultivent en terrasses.

Nous rejoignons Morsiglia, où se trouve le camping,"L'Isulottu", bien équipé, snack (grill et pizzas), bar, alimentation, et une plage de galet à moins de 300m. Nous installons la toile à l'ombre des oliviers qui sont plantés en terrasses.

 Mardi 17 juillet 07

 Cap Corse, il est 10h, nous sirotons notre coca à l'ombre d'une treille face à l'île de la Giraglia, nous somme à la pointe di Agnello, l'extrême du doigt de dieu comme l'appelaient les anciens. Le sentier que nous suivons, nous offre un spectacle de corniches déchiquetées, de criques escarpées, de plages et de paysages sauvages.     

Le cap Corse, c'est aussi une presqu'île montagneuse, qui s'étend sur 40 km de long et 15 km de large, une route en corniche en fait le tour, avec des points de vue sublimes. La Cima di e Follicie en est son point culminant, qui atteint 1322 m.

Nous descendons la D 80, avec une vue plongeante sur la mer, puis au détour d'un virage, les silhouettes de deux moulins en ruine, nous guident sur cette pente sinueuse en direction de   Centuri, dans le milieu de l'après midi. Quelques maisons pittoresques et colorées, aux toits de lauzes vertes, couleur de la roche locale appelée serpentine, un minuscule port de pèche, enclavé dans le village, comme s'il voulait se cacher du reste du monde. Ce petit port de pèche, dont Pasquale Paoli en fit l'arsenal maritime de sa république, est le premier fournisseur de langoustes de France, nous resterons jusqu'au coucher du soleil et même plus tard, pour profiter de cet endroit enchanteur.

 Mercredi 18 juillet 07

 A peine parti, que nous sommes déjà arrêtés, pour contempler Pino, un surprenant petit village suspendu à la montagne, avec des monuments qui témoignent d'une certaine richesse passée. Nous continuons cette route en balcon, où tout est à-pic et pentes vertigineuses, qui nous laissent pantois par temps de beauté.

Nonza, posé sur un recoin de corniche, nous donne le vertige, avec sa tour génoise au bord du vide, ses maisons collées à la roche, ses vieilles ruelles, sa tour Paoline édifiée en 1760, c'est d'ici que Jacques Castella, a tenu tête aux français commandés par le général Grandmaison.

Saint-Florent, fondé au XVe siècle par les Génois, coiffé par sa citadelle édifiée en 1440, niché au fond du golfe, entouré par les montagnes du Nebbio et du cap Corse, est devenu une station balnéaire très courtisée.

St-Florent est situé au pied du désert des Agriates, dont la mer vient lécher les premières maisons anciennes aux toits de lauze. Avec son beau port de plaisance, sa Cathédrale du Nebbiu ou église Santa-Maria-Assunta, d'origine romane construite au XIIe siècle, imposante de par ses dimensions, en font le monument Corse le plus élaboré de l'époque médiévale. St-Florent c'est aussi une plage "Saleccia" accessible par un sentier parfois difficile, et une côte insolente de beauté.

Le thermomètre frôle les 35°, la D 81qui serpente à travers un dédale de roche et de maquis, nous conduit au désert des Agriates. D'une superficie de 16 000 hectares, ancien grenier à blé et de pâturages pour les Génois, on y trouve encore quelques bergeries arrondies en pierres sèches, abandonnées depuis fort longtemps. Cette zone désertique, abondante et inaccessible est occupée à perte de vue par le maquis. Le désert des Agriates est composé, d'oliviers, de buissons épineux, d'arbousiers, de romarin et de myrtes. Les sangliers, les fauvettes, les lapins et les chèvres y sont rois. Parmi ce décor fascinant, insolite et d'une beauté sauvage, seules des pistes ou des petits sentiers, vous conduisent à la mer.

En fin de soirée, nous abordons l'île Rousse, notre point de départ, nous nous installons au camping "Les Oliviers", moyen, mais pour une nuit, ça ira et puis il n'est qu'à 1 km du centre.

 jeudi 19 juillet 07

 Levés très tôt, pour un départ prévu à 10h, après l'embarquement, nous profitons des quelques heures de traversée, pour nous reposer avant de reprendre la route jusqu'à Aubenas, notre ville étape. Nous remontons par les gorges de l'Ardèche, histoire de se faire un dernier plaisir, avant de renter dans notre foyer.  Il est tard, quand nous abordons Aubenas, mais nous trouvons un hôtel sympa et un restaurant à côté.

 Vendredi 20 juillet

Le reste du parcours s'est déroulé sans enthousiasme, tellement les souvenirs se bousculaient dans notre tête, et c'est en fin de soirée que nous avons rejoint la Bretagne. La Corse, un pays extraordinaire et merveilleux, des gens très sympathiques et accueillants, pour qui sait les écouter ? Et en plus, ils aiment les motards et les bretons.

Pour finir et répondre à certain, nul besoins de se poser la question, sur le type de moto qu'il convient, pour parcourir la Corse. Toutes sont aptes, mais les seules que je ne voudrais pas pour voyager, sont les sportives, car trop fatigantes, peu maniables en montagne, pas assez d'autonomie, pas assez confortables pour rouler à deux et pas prévues pour le voyage.

Les bonnes adresses:

 

L'île Rousse

Restaurant:

L'île d'Or

Place Paoli

04.95.60.12.05

La Crêperie

Place Paoli

Tél: 04.95.60.11.57

Porto

Camping:

Camping Le-Porto

Sortie du village D81 vers Piana

Prendre le petit chemin fléché à gauche

Tel : 04.95.41.98.69

Fax: 04.95.26.10.79

Site: www.camping-le-porto.com

Restaurant:

La Tour Génoise

Porto-Marina

Tél: 04.95.26.17.11

Le Romulus

Menu Corse

Route de Calvi

Tél: 04.95.26.11.58

Ajaccio

Brasserie:

Le Bar des Sports

3, av Eugène Macchini

Tèl: 04.95.21.03.60

Olmetto-Plage

Camping:

Camping L'Esplanade

Tél: 04.95.76.05.03

Fax/ 04.95.76.16.22

Site: www.camping-esplanade.com

Restaurant:

U Santa Maria (chez Mimi)

Place de l'église

Tél: 04.95.74.65.59

Sartène

Restaurant:

Le Caramama

Rue Caramama

Tél: 04.95.73.41.11

Commentaires (4)

1. Lodovic (bourges) samedi, 16 Mai 2009

salut, je viens de tomber par hasard sur votre site, en recherchant des infos sur la corse. Effectivement j'envisage de passer mes prochaines vacances sur l'île de beauté avec mon amie, en moto (600 Bandit). Et ce reportage me sera très utile, amitié motarde.

2. Gilles et Mélanie (Nord) samedi, 25 Avril 2009

salut motard,
La Corse c'est le paradis des motards, que des virolos extra, puis ça nous change de la pluie dans le nord. Tes photos sont superbes, nous y retournons cette année. A+ sur les routes de France et de Corse.

3. Laurent et Camille (86) jeudi, 09 Avril 2009

salut
magnifique paysages de la Corse, on ne s'en lasse pas et puis les photos sont belles

4. Dominic dimanche, 22 Mars 2009

bonjour.
trés beau reportage, sur vos vacances dans mon pays la Corse,

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