Cuba

BALADE  à CUBA  avril 2006 :

Varadero est notre ville de base.

Varadero est située au début de la péninsule Hicacos, à 140 km à l'est de la Havane et à environ 40 km de Matanzas. Cette péninsule  s'étend sur 1 km de large et se prolonge en mer sur environ 20 km, avec d'un côté le Détroit de Floride et de l'autre côté la Baie de Cardenas. Elle est séparée de l'île par le canal de Kawama, mais reliée par un pont à bascule. Cette langue de terre s'étire vers le nord-est, et la Punta Hicacos, qui est le point le plus éloigné de l'île de Cuba, on y trouve une réserve naturelle, avec des cactus multi centenaires, dont un géant (El Patriarca) d'environ 8 mètres de haut, pour plus de 500 ans, ainsi qu'une forêt vierge et quelques plages.

Varadero, c'est une plage de vingt kilomètres de long, au sable blanc, parsemée  par endroit de cocotiers. La mer y est d'une couleur bleu azur et vert émeraude à la fois, ce qui lui donne une beauté extraordinaire. Le tourisme déferle dés les années 30, lorsque Irénée Dupont de Nemours, un riche américain décide d'y construire son hacienda.  C'est ici que fut construit le premier hôtel de l'île, c'était en 1940. Varadero est de loin l'endroit le plus fréquenté de l'île Cubaine, tant par les Européens que les Canadiens et Mexicains, du point vu touristique. Mais après la révolution cubaine en 1959, les riches propriétaires furent expulsés, et la plage fut rendue au peuple cubain.

Toutefois, à partir des années 1990, lorsque la crise économique frappa le pays, Fidel Castro, bien qu'opposé au développement touristique, dût accepter son essor. Lorsque le dollar américain fut dépénalisé; à l'aide de capitaux étrangers les premiers hôtels de luxe virent le jour à Varadero, puis pratiquement dans toute l'île. La plage de Varadero cesse d'être sauvage, elle devient une zone de tourisme où la population cubaine n'a plus sa place, sauf dans certains endroits restreints.

Varadero est simple à visiter, toutes les rues sont parallèles, numérotées de 1 à 69 et entrecoupées par cinq avenues, dont l'artère principale et l'avenida playa qui longe la plage où sont installés tous les hôtels; l'autre côté est bordé par l'Autopista sur. De l'hôtel nous prenons la navette pour rejoindre le centre ville.  Varadero est à l'origine un simple petit village de pécheurs, devenu bien malgré lui un complexe hôtelier et balnéaire réputé dans le monde entier. Le vieux Varadero a gardé son architecture typique des villages coloniaux, avec de vieilles maisons en bois ou en pierres aux multiples couleurs pastelles. On y trouve quelques restaurants, la gare de bus, des locations de voitures, la poste, pas grand-chose à voir, à part son marché où l'on trouve toutes les babioles souvenirs et des choses attirantes comme des sandales en cuir de chèvre, des châles, des broderies de toutes sortes. Le plus intéressant de Varadero c'est son petit musée municipal installé dans une charmante maison en bois édifiée en 1921, de couleur bleu et blanche. En prenant la calle n°58, nous tombons sur El Parque Josone, magnifique petit parc, avec sa villa, son lac artificiel et sa piscine qui appartenait à un riche espagnol, (mais la révolution est passée par là) c'est un endroit où les gens aiment venir après la plage, écouter de la musique le soir et diner dans l'un des restaurants. 

 

Les plages sont magnifiques, cocotiers et palmiers sont de la partie.

Le soir c'est un régal pour faire des couchers de soleil.

Trinidad petite ville, située dans la province de Sancti Spiritus à l'ouest de l'île, et au bord de la mer des Caraïbes. Fondée en  1514 par Diégo Velasquez, un conquistador espagnol. La ville est réputée pour son centre historique à l'architecture coloniale exceptionnelle. Elle est classée depuis 1988 au patrimoine de l'UNESCO. Trinidad est en pleine restauration, la cité n'à rien perdue de son charme d'autrefois. Du XVIIe au XIXe siècle, l'essor de l'industrie sucrière et la canne à sucre, récoltée par les esclaves au profit des colons espagnols, fit la richesse de la vieille cité.

Les belles demeures et palais qui entourent  la Plaza Mayor témoignent d'un riche passé. Trinidad est mise en sommeil, par la production de la betterave sucrière d'Europe au milieu du XIXe siècle. La faillite des grandes familles sucrières aristocratiques (Iznaga, Borrel, Becquer, Ortiz) de la vallée de Los Ingenios, laissa Trinidad dans une longue période d'isolement qui s'étendit de 1850 à 1950; cela a permis de préserver intact l'architecture coloniale de la vieille cité.

Les rues pavées de galets de gypse et de granit ont la particularité de se diriger toutes vers la Plaza Mayor. Le centre de la Plaza est composé de quatre jolis jardins, rehaussés par de magnifiques palmiers, entourés par des grilles en fer forgé de couleurs blanches. Au nord-est de la Plaza Mayor, l'iglésia de Santisima Trinidad à cinq nefs, édifiée de 1814 à 1892, le musée de l'architecture coloniale construit en 1819, qui est à l'origine la Casa de Los Sanchez-Iznaga. Un peu plus loin on trouve la galerie d'art et d'artisanat, ancienne demeure d'Aldeman Ortiz construite en 1809. A droite de l'église, le large escalier nous conduit vers la Casa de la Trova où, chaque soir, l'espace devient un endroit où l'on danse jusqu'au bout de la nuit.

La Plaza Santa Ana, pavée de galets difformes, avec son église en ruine, mérite qu'on s'y attarde un instant. 

Les maisons aux couleurs pastelles, vieilles de 200 à 300 ans, donnent l'impression que le temps s'est arrêté. Et on aperçoit à travers les grilles des fenêtres, aux barreaux en fer forgé, rongés par la rouille ou en bois aux couleurs délavées par le temps, l'intérieur des casa parfois splendide au mobilier hérité d'une autre époque. Trinidad est à voir absolument.

SANTA-CLARA  est la capitale de la province de Las Villa, située au centre de l'île de Cuba. Elle fut fondée en 1689 par les habitants de Remedios. Santa Clara est un haut lieu de la révolution Cubaine. En effet, c'est le 28 décembre 1958, que Ernesto "Che" Guevara apprend qu'un train blindé rempli de munitions doit traverser la ville en direction de Santiago.

Accompagné d'à peine 300 compagnons, à l'aide de cocktails molotov et d'un bulldozer, le Che s'empare du train, ainsi que de la ville et réussit à vaincre les 3000 soldats de Batista qui la défendaient.

Ce fait d'arme historique permit de bloquer la progression de Batista qui prit la fuite. C'est à Santa Clara que le Che a été inhumé en 1997, au côté des 38 dalles qui honorent la mémoire du Che et de ses compagnons tombés avec lui au combat en Bolivie, (seules 7 dépouilles ont été retrouvées à ce jour).

Sur la Plaza de la révolution, un mémorial est érigé à la gloire d'Ernesto "Che" Guevara, avec une statue géante le représentant en arme, son socle porte l'inscription "Hasta la Victoria Siempre" jusqu'à la victoire, toujours.                                                                      

Cienfuegos est située au fond d’un golfe, ce qui lui donne une position bien abritée des fortes houles, la cité est fondée officiellement en 1819, et porte le nom du gouverneur général de l’époque, José Cienfuegos.

Un peu d’histoire, l’endroit était connu depuis des lustres, par les indiens Jagua, puis en 1494, Christophe Colomb découvre le goulet naturel, qui permet l’accès à la baie, il décide d’y construire une forteresse. C’est sous l’impulsion des Français que la ville se développe et prospère, puis des Espagnols, la ville s’appelle alors Jagua, nom donné par les indiens.

Au début du XIXe siècle le gouvernement général de l’île, fait appel à une famille, les Laurent de Clouet d’origine Française installés à la Nouvelle-Orléans. Le fils Jean-Louis, né en Louisiane, nomma la cité Fermandina de Jagua, pour ne pas froisser, d’un côté les Espagnols et de l’autre côté les indiens Jagua. Par la suite Jean-Louis de Clouet invita de nombreux immigrants français de Louisiane et de France à venir le rejoindre. Ce n’est qu’en 1830 que la ville prit le nom définitif de Cienfuegos.

Après avoir garée la voiture dans une rue à l’écart du centre ville, surveillé par un adolescent à qui nous avons promis un pourboire, nous nous dirigeons vers le Parque de José Marti, héros de l’indépendance Cubaine. C’est en fait le centre ville, la plaza principale délimitée, par des monuments édifiés du XIXe au XXe siècle, offre une perspective des plus originales. Au sol une rosace d’environ deux mètres de diamètre, représente le Golfe de Cienfuegos, et, indique le lieu exact où Jean-Louis de Clouet marqua les frontières de la fondation de la colonie Française en 1819.

Cette plaza magnifique, avec son superbe kiosque à musique, son arc de triomphe, ses palmiers disséminés de part et d’autre, nous donne une vue d’ensemble très agréable.

 

Nous voici devant la  Cathédrale de la Purisima Conception, achevée en 1870 de style néoclassique, à l’intérieur, des vitraux en piteux état qui représentent les douze apôtres. A l’est de la plaza se trouve le Palacio Ferrer, coiffé de son belvédère et de son escalier en colimaçon, pour y grimper. Ce petit palais est devenu, maison de la culture depuis 1978.

 La Havane cité de San Cristobal de la Habana est fondée en 1519, elle se fait nommer ainsi en référence au chef indien Habaguanex. La Havane était à l'origine un port de commerce, et ne devint capitale de la colonie Espagnole qu'en 1607. C'était l'ultime étape pour les navires Espagnols de la route des Indes qui s'en retournaient vers l'Europe.

En 1556, la cité reçoit la résidence du gouverneur, avec son port et son mouillage naturel, La Havane devient la plaque tournante de la conquête espagnole. Les cales des navires regorgent des richesses venues d'Amérique du sud: perles, émeraudes, or, indigo, noix de coco, oiseaux rares aux couleurs multicolores, s'en vont enrichir l'Espagne. Mais tous ses trésors attirent les pirates et les flibustiers, la ville est pillée, brulée une première fois en 1538 par des boucaniers, puis de nouveau à deux reprises en 1553 et 1555 par le célèbre Jacques de Sores, Français de son état.

Les espagnols décident pour se protéger de construire en 1582, des remparts et la première forteresse: El Castillo de la Fuerza. Attaqué par Francis Drake en 1586, qui doit renoncer au bout de quelques jours. Les espagnols font édifier deux nouvelles forteresses : El Castillo Del Moro et El Castillo de San Salvador de la Punta; cette fois les attaques cessent, à la vue de ces bastions imprenables.

La ville prend son essor et, l'on voit apparaître de superbes demeures et palais de style Andalou. La Havane remplace Santiago comme capitale en 1607, et prospère aux rythmes des échanges entre l'île et l'Espagne. A partir de 1863 les remparts sont détruits pour agrandir et construire de nouveaux quartiers, c'est à partir de ce moment que la vieille cité (Habana Vieja) se distingue de la ville moderne (Vedado puis Miramar).

La Havane est l'une des plus vieilles villes d'Amérique, pas étonnant qu'elle soit classée au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1982. Le centre historique, la Habana Vieja érigée au fil des siècles, par les espagnols, les anglais et les américains lui donne un charme très particulier.

Nous arrivons tôt le matin, nous laissons la voiture dans une rue de la vieille cité, en espérant la retrouver intacte. Nous découvrons une ville en total délabrement, la plupart des somptueuses demeures et palais sont en ruines. Ils ont été abandonnés après la révolution, par leurs riches propriétaires et envahis par des milliers de paysans, tous ces gens s'entassent dans les maisons au passé chargé d'histoire. Le quartier espagnol, qui représente le centre historique, est certainement le plus riche en monuments et palais de toute sorte, qui étale ses constructions du XVIe au XVIIe siècle.

Commençons par La Plaza de Armas, la plus ancienne place de la ville où tout à commencé, plantée de fromagers et de palmiers royaux, au centre de la place, on y trouve, un splendide jardin qui abrite de très belles fontaines et une statue de Carlos Manuel de Céspedes. En semaine les bouquinistes y installent leurs boutiques ambulantes, qui regorgent de livres parfois très rares et originaux, un vrai régal pour les touristes. La Plaza de Armas fut édifiée dés le début du XVIe siècle, elle est entourée de fabuleuses demeures et d'édifices militaires, dont le Castillo de la Real Furza (château de la force royal). Refaite et réaménagée en 1776 aux dimensions que l'on connait actuellement, remaniée en 1841, elle n'a pas bougé depuis cette date.

Filons vers "La Plaza de la Catédral", ancienne place des marais; nous voici devant la cathédrale fondée par des jésuites au XVIIIe siècle, avec sa façade de style baroque et ses deux campaniles de chaque côté de formes et hauteurs différentes. Dédiée à San Cristobal le patron de la ville, à l'intérieur dans la nef centrale reposèrent jusqu'en 1898, les cendres de Christophe Colomb, ensuite elles ont été rapatriées dans la cathédrale de Séville. A droite, le Palacio Del Marqués Lombillo, érigé en 1730, puis réaménagé quelques années plus tard. Juste à côté, la Casa Del de Arcos, très beau monument à arcades de type colonial, édifié en 1741 par le trésorier du Roi, Diego de Peñalva Angulo y Calvo de la Puerta. Au fond de la Plaza, le Palacio de Los Condes de Casa Bayona, construit en 1720, pour le gouverneur de l'île, il abrita ensuite pendant un temps une distillerie de rhum, avant de devenir un magnifique musée d'Art Coloniale.

Nous quittons la Plaza, pour nous engagés dans la calle (rue) Ignacio, afin de rejoindre la calle Obispo, l'une des plus anciennes, où la restauration de ses vieilles demeures avance à grand pas. Elle en devient l'avenue la plus animée et fréquentée par les touristes, avec ses nombreuses boutiques de commerce en tout genre. En remontant la calle Obispo, on arrive dans un quartier qui fut dans les années 20-30, le siège de grosses banques, comme à Paris, New-York, Londres, on déployait alors sa richesse et son opulence, dans des façades majestueuses, apologiques et parfois déclamatoires.

Nous voici devant le Parque Central, l'un des endroits les plus vivants de la vieille cité, remarquable place plantée d'arbres depuis les années 1920. Elle est entourée de merveilleux palais et autres superbes demeures.

Nous continuons notre balade, vers le Capitolio, élevé de 1920 à 1929, c'est la réplique du Capitole de Washington. Siège de la chambre des représentants et du Sénat, jusqu'à la révolution Castriste de 59. La coupole qui la coiffe s'élève à 61 mètres de hauteur, par terre et au centre, un diamant marque le km 0 de toutes les routes du pays.

Après avoir flânés parmi beaucoup de rues et de ruelles, nous voici arrivés à la Plaza Vieja, qui aligne un nombre important d'admirables et surprenants palais et demeures, pratiquement restaurés, un ravissement pour les yeux. La Plaza Vieja fut construite au milieu du XVIe siècle, et devient un lieu prestigieux aux XVIIe et XVIIe siècles, essentiellement fréquentée par les nobles, les bourgeois et les commerçants aisés, qui furent autorisés à y bâtir leurs résidences.

Les plus monumentales et impressionnantes demeures s'embellissent, de portiques, loggias, façades aux détails gracieux et élégants, balcons et porches soutenus par des colonnes, font de cette place un endroit très plaisant.

Il est tard, il est temps pour nous de rejoindre Varadero.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les motards Cubain, utilisent d'avantage le side-car comme véhicule utilitaire

 

Voitures Américaine restaurées;  dans Cuba on fait du neuf avec du vieux, ce sont des génies de la mécanique. 

Le système D est de rigueur, dans ce pays qui manque de tout, et pourtant c'est un chouette pays, les gens y sont très accueillants.

 

Les plus belles restaurations de voiture américaine

 

 

 

Commentaires (3)

1. George et Monique mardi, 19 Mai 2009

bonjour, nous sommes allés à cuba en 2004, votre reportage reflète très bien ce que nous avons vus, vos photos de voitures et de paysages sont très belles.

2. Marine de Paris mardi, 12 Mai 2009

bonjour, je viens de faire un tour sur votre site pour la première fois, et j'ai adorée le compte rendu de cuba, agrémenté de très belles photos, le coucher de soleil est sublime.

3. Sylvain et Lorie (Calvados) lundi, 13 Avril 2009

salut, Cuba est un lieu magique, musique, vieilles voitures plus ou moins restaurées, motos et side-car d'une autre époque c'est ce qui fait le charme de Cuba. très sympa votre voyage, la photo de la cubaine fumant son cigare est magnifique.
amitiée d'un couple motard

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