Lettonie

Les Pays Baltes

Les Pays Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie)

 

Cela fait six mois que l’on y pense, et que nous préparons ce périple au nord de l’Europe occidentale.

1ère étape : 29 juin 2015, Bonneveau/Freyming - 587km

Le départ de notre longue transhumance est donné. Il est 8H15. Le 1400 GTR lourdement chargé s’ébroue et entame le ruban d’asphalte qui nous conduira jusqu’à la frontière russe.

Après une pause-déjeuner et un ravitaillement en carburant, que nous mettons à profit pour nous détendre. Les paysages de campagne que nous traversons, défilent au grès de notre vitesse et, sous un soleil de plomb, qui dépasse les 30°. La chaleur devient vite étouffante, je commence sérieusement à pisser la flotte. Il est 16H30. Pour cette 1ère étape, la journée de roulage fût difficile. La fatigue et la chaleur nous ont épuisées. Nous décidons de nous arrêter pour la nuit, dans la charmante petite ville de Freyming-Merlebach à 10mm de la frontière allemande. L’hôtel "1ère Classe" est situé en bordure de notre trajet et le restaurant "Le Paradisio" est à 10mm à pied.

2ème étape : 30 juin, Freyming/Hradec Kralové – 788km

Départ 8H30 de l’hôtel, nous attrapons la direction de la frontière allemande. Dix minutes plus tard, nous sommes sur l’autoroute gratuite A6/E50 qui traverse de part en part l’Allemagne. Au début, les paysages sont sans intérêt. Puis au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la Tchéquie, ils deviennent plus vallonnés, avec des cultures de vignes qui recouvrent les flans des collines.

Vers 10h00, nous nous accordons une halte de 20mm, pour effectuer le ravitaillement de la bête et de l’équipage. Entre temps de gros nuages menaçants se sont accumulés, ils n’apporteront pas de pluie. Mais la fraicheur qu’ils distillent, nous fera le plus grand bien. En effet la température chute de 4°C, passant ainsi à 20°c. La frontière Tchèque est franchie à Rozvadov sous un soleil d’azur éclatant, l’autoroute D5/E50 remplace L’A6/E50. Vers 13H00, nous stoppons de nouveau, pour calmer une fringale naissante. Les grosses collines recouvertes de sapins et autres conifères, offrent de beaux paysages montagnards. Nous passons Prague (Praha) et filons sur La D11/E67 en direction de Varsovie (Wrocław). En fin de journée, nous quittons l’autoroute, pour prendre la route N° 11/E67 en direction de Hradec Kralové. Nous échouons dans l’hôtel-restaurant "U svatého Jana", perdu en pleine campagne. L’hôtel est simple, et peut paraitre austère, mais il n’en est rien. L’accueil est sympa, on nous propose de mettre la moto à l’abri dans une cour fermée par un portail. Cette journée-là fût moins pénible que la veille. Malgré les 28° dans l’après-midi, une sensation de fraîcheur nous a accompagnés. Les paysages de montagne y sont pour beaucoup.

3ème étape : 1er juillet, Hradec Králové/Zambrów – 693km

Nous quittons l’hôtel-restaurant U svatého Jana vers 8H30. Le soleil a déjà commencé sa course vers les terres lointaines de l’ouest. Le ciel est libre de tout nuage et affiche un bleu qui lui sied si bien. Je dirige le Kawa sur la 11-E67, que nous avions délaissée la veille.

Nous abordons très vite le premier ralentissement de véhicules, dû aux travaux de l’autoroute en construction. Nous traversons des paysages plutôt vallonnés du côté de la Tchéquie, puis de vastes étendues de plaines cultivées. La campagne polonaise reste encore assez pauvre à nos yeux. Nous y voyons des charrettes tirées par des chevaux et des tracteurs d’un autre âge. Nous passons Varsovie (Warszawa) en début d’après-midi. La 8-E67 alterne entre portion d’autoroute, route nationale et construction d’autoroute. Les énormes chantiers occasionnent beaucoup de bouchons et de déplacement de poussière. Il fait 31°, et circuler devient vite une véritable galère. Vers 16h00, nous sommes à l’arrêt complet depuis une demi-heure. Nous décidons de faire halte dans l’hôtel "Danex" repéré un kilomètre en aval. Comme la veille on nous propose de mettre la moto dans la cour privée de l’hôtel.

4ème étape : 2 juillet, Zambrów/Kaunas – 314km

Départ 8h30, de Zambrów, il fait 19° et le soleil a déjà depuis un bon moment commencé sa course solitaire. Ce matin la 8-E67 est déserte, pas une voiture. Mais après avoir franchi les travaux de la veille, la route est défoncée avec des nids de poule dangereux pour les deux roues. Nous roulons prudemment à un rythme de sénateur. Les grandes plaines où paissent quelques vaches, ainsi que, les champs de cultures défilent dans un mouvement intemporel. Une trentaine de kilomètres avant Augustów, nous traversons le   Biebrzański Parc National. Les belles forêts de pins et les zones marécageuses bordent la route 8-E67.

A Augustów, un joli parc agrémenté d’un magnifique moulin à vent, nous permet une pause bien méritée. Il est 10h30, les cigognes que nous apercevons au loin posées en bordure de route, s’envolent lentement à notre approche. Tandis que celles, qui sont dans les champs alentours, nous ignorent complètement. Nous quittons la Pologne et franchissons la frontière Lituanienne à midi.

Le 15 juin 1940, elle est occupée par l’armée rouge, puis elle l’est par l’URRS, le 3 aout 1940. Le système administratif de l’état est supprimé, et, remplacé par des cadres soviétiques. Pendant cette opération environ 75000 Lituanien furent déportés ou assassinés. La Lituanie est la première république soviétique à avoir proclamé son indépendance le 11 mars 1990. Les pays baltes paraissent tellement lointains pour la plupart d’entre nous. L’arrêt nous semble presque obligatoire et historique. Nous effectuons plusieurs clichés souvenirs du panneau frontière "Lietuvos Respublika". Les douaniers sont toujours en place, ils contrôlent les voitures et les camions, sauf les motos. Nous poursuivons notre périple en direction de Kaunas par l’A5/E67. Nous y somme vers 15h00, et il fait chaud avec 30° à l’ombre. Nous nous installons à l’hôtel "Apple Economy".

Kaunas est la deuxième plus grande ville de Lituanie. Elle en devient la capitale en 1842, sous le nouveau gouvernement lituanien. Elle fut le siège de l’administration allemande, pendant son occupation entre 1915 et 1918, et de nouveau capitale, de 1920 à 1939 ; car Vilnius se trouvait à cette époque en Pologne. Une visite du centre historique s’impose tout naturellement. Les vieilles rues pavées rappellent son passé médiéval. De belles demeures du temps jadis disséminées de part et d’autres subsistent encore. La maison de Perkūnas, le musée militaire, l’hôtel de ville, l’église Saint-Michel-Archange font partis des monuments incontournables du centre historique. Notre visite nous pousse vers les quartiers populaires, où les maisons traditionnelles aux couleurs délavées, plus que centenaires bordent les rues de ces quartiers pauvres. Nous passons par l’ancien ghetto juif de Kovno (Kaunas). Une borne commémorative, rappelle ce triste épisode de l’histoire nazi. Maintenant nous enjambons le pont de la rivière Niémen pour atteindre l’ancienne forteresse médiévale. 

5ème étape : 3 juillet, Kaunas/Trakai – 92km

Nous quittons Kaunas juste après le petit déjeuner, vers 9h30. Aujourd’hui nous avons prévu une courte étape qui n’excèdera pas les 100km. Pour cela nous prenons l’A1/E85 en direction de la capitale Vilnius. Arrivé à Vievis, nous quittons l’autoroute et, continuons par la route 107, jusqu’à notre destination, qui est la petite ville de Trakai installée au milieu d’une multitude de lacs. L’endroit est sublimé par la beauté de son environnement, c’est certainement le lieu le plus fréquenté de Lituanie par les touristes. Il n’est que 11h00 du matin et, le camping de Slényje quatre étoiles, nous accueille pour la modique somme de 18,32€. Nous partons à la découverte de la ville de Trakai. Il y a foule, et il est extrêmement difficile de trouver une place de parking. Nous optons pour demander à une famille modeste la possibilité de garer la moto chez eux contre paiement. C’est avec un plaisir non dissimulé, que la femme nous propose, pour 1€, de rentrer la moto dans la cour. Nous laisserons également nos casques et nos blousons, en toute confiance, car la température atteint les 28°.

Trakai est l’ancienne capitale éphémère de 1321 à 1323, du grand-duc Gediminas. C’est aussi une ville de presque 6000 habitants. Elle est entourée de lacs et de forêts, on l’appelle la Venise de Lituanie. La rue principale, qui mène au cœur du centre-ville est austère. Elle est bordée d’immeubles en briques grises à la mode soviétique. Rien d’encourageant pour une visite de la ville, ne nous arrêtons pas à cela. Le centre historique est comblé par de nombreux musées, de palais, d’églises, de monastères, de bâtiments historiques, et de parcs. Elle possède un joyau gothique du XIVème  siècle. Un château magnifique édifiait sous le règne du grand-duc Gediminas. Il en fît sa résidence principale. Ce splendide château, flanqué de 11 tours et d’un donjon imposant, est pour sa partie inférieure, construit en gros galets et de sa partie supérieure, en briques rouges, ainsi que les tuiles recouvrant les toitures. Il est posé sur l’ile de Trakai, au milieu du lac Galvé, unique en Europe de l’Est. Le château est devenu aujourd’hui, un des sites les plus visité de Lituanie. À l’intérieur du château, on y trouve un musée, proposant de nombreuses collections et expositions, numismatiques, archéologiques, d’œuvres d’art et de documents témoins de l’histoire de la Lituanie.  Chaque année au mois de juin, la fête médiévale fait renaitre la vie d’autrefois, avec ses vieux métiers, ses marchés et ses joutes de chevaliers.

Le soir venu, nous récupérons les blousons, les casques, la moto et nous laisserons 2€, au lieu de 1€. Cela, peut paraitre peu, mais le salaire moyen pour un Lituanien, n’est que d’à peine 1 € 10 de l’heure.

Du camping où nous avons élu domicile pour la nuit, au soleil couchant la vue est magnifique sur le château des grands ducs. Ce très beau camping, est posé dans son écrin de verdure, entouré d’eau. Il est situé au sein même du seul parc national historique de Lituanie. Il permet de faire de belles balades, accessible à partir d’un chemin de randonnée bien balisé.  

6ème étape : 4 juillet, Trakai/Kernavé – 35km

Nous abandonnons dernière nous le camping de Slényje. Nous reprenons la route 107 jusqu’à Vievis, puis la 116 jusqu’à Kernavé. Notre hébergement, que nous avons choisi est situé dans un ancien Kolkhoze, nous le dénichons grâce aux renseignements glanés, auprès de la police locale. Nous voici plantés devant l’ancien kolkhoze, pas de chance, tout semble fermé et abandonné. Nous nous apprêtions à partir, quand surgit dans un nuage de poussière à bord d’une vieille guimbarde le propriétaire. Et surprise, il parle français, en fait il est franco lituanien.  Il nous explique, que c’est fermé à cause de la fête nationale, mais, comme c’est extrêmement rare de rencontrer des français, et surtout des motards. Il décide de nous ouvrir les portes de son domaine, bon, au premier abord, ça ressemble à un camp retranché, puis examinant les lieux en détail, on retrouve un mélange de Kolkhoze et de cité médiévale. Le personnage est vraiment original et très sympathique. Patrick Lion puisque c’est son nom,  a créé une sorte de parc de loisir. Il dirige également un tour opérateur "Taïga Euro Baltika", dont il en est le président. Pour information, un Kolkhoze était une coopérative agricole dans l’ancienne union soviétique, où tout était mis en commun, les outils, le matériel de travail, les terres et même le bétail.

Ce n’est pas par hasard, que nous avons choisi ce lieu. En effet, Kernavé est le berceau de la nation Lituanienne, autrefois Capitale et résidence des souverains lituaniens jusqu’en 1321. Kernavé est également le lieu historique du couronnement de Mindaugas, 1er et unique Roi de Lituanie, il eut lieu le 6 juillet 1253. Aujourd’hui, Kernavé n’est plus qu’un village de quelques centaines d’âmes. Kernavé sort de l’oubli en 2004, car il est classé au patrimoine de l’Unesco, grâce à son site archéologique, qui remonte au IXème millénaire avant JC.

La reconstitution médiévale à l’extrémité du village de Kernavé vaut le détour. Des maisons et des échoppes en rondins y sont reconstituées. Le forgeron, le potier, le tisserand, le charron, le boulanger et bien d’autres métiers, ainsi que la population figurante, représentent la vie au XIVème siècle. À heure régulière, des joutes de chevaliers, où des scènes de combats évoquent les attaques des croisés en l’an 1390.

Le panorama nous permet d’observer d’un seul coup d’œil, les quatre tertres : la colline d’Aukuras, la colline où siégeait le roi Mindaugas, la colline Lizdeika, et la colline du château. Pour apercevoir la colline Kriveikiškis, il faut grimper sur l’un des quatre tertres. Les cinq collines ou tertres formaient au moyen-âge le système défensif de la ville de Kernavé. Le regard porte également jusqu’à la vallée de Pajautas et la rivière Neris. Un chemin facilite l’accès à la rivière, où sous ses alluvions reposent les vestiges de l’ancienne capitale de la Lituanie.

Nous filons à la fête nationale, qui relate le couronnement du roi Mindaugas. Elle bat son plein, une bonne centaine d’étale représente l’artisanat du pays. Des animations diverses occupent la foule venue en masse. Des points de restaurations, où sont installées de grandes tables de banquet, prêtes à recevoir les convives qui le souhaitent. D’ailleurs, Nous nous joindrons à la population, pour déguster le plat local, servi avec une bonne bière du pays. La journée fût chargée en découvertes culturelles, où le soleil a régné en maître, avec 31° à l’ombre.

7ème étape : 5 juillet, Kernavé/Vilnius/Kernavé – 90km

Après le petit-déjeuner pris en commun avec Patrick, sous un soleil radieux et une température de 20°, nous désertons le Kolkhoze pour la journée. Nous enfourchons le 1400 GTR, et filons par la route 171, puis par l’autoroute A2 jusqu’à Vilnius, notre destination touristique du jour.

Nous apparaissons, aux abords de Vilnius vers 10h00. Nous trouvons rapidement un parking souterrain gardé, pour mettre la moto à l’abri. Nous ne sommes pas très loin du centre historique, cela, nous convient parfaitement. Vilnius a été fondée par le grand-duc Gediminas en 1320. Elle est devenue capitale une 1ère fois  de 1323 à 1842, puis une 2ème fois de 1940 à 1990 sous le régime soviétique, et enfin en 1990 en tant que capitale indépendante de Lituanie. Nous entamons notre visite, en descendant la superbe avenue Gediminas. Elle conduit directement à la place de la Cathédrale et du Palais du Seimas (Parlement). Nous passons devant le théâtre national d’art dramatique. Ensuite vient, le Musée des victimes du génocide commis par le KGB, pendant un demi-siècle. Ce musée est installé dans l’ancien bâtiment du KGB. À l’intérieur, on aperçoit, l’ancienne prison d’état, le local d’exécution des peines de mort. Et, il y a aussi, des expositions sur la perte de l’indépendance, de la répression épouvantable du pouvoir soviétique, ainsi que la lutte tenace et incessante des Lituaniens, pour retrouver leur liberté.

L’archi-Cathédrale de Saint Stanislas, est le lieu de culte le plus important pour les fervents catholiques du pays. Au Sud-Ouest de la Cathédrale, la tour du XIIIème d’un blanc immaculé appartenait à l’ancien système défensif du château inférieur. Elle est devenue clocher à partir du XVIème siècle. À l’intérieur, une belle exposition de cloches, on peut aussi admirer le mécanisme de l’horloge. En retrait de la place, se dresse la statue de bronze du grand-duc Gediminas, tenant à la main gauche son épée. À côté de la Cathédrale se situe le Palais des grands-ducs. Nous grimpons le petit raidillon pavé, de la colline de Gediminas, pour atteindre l’unique tour ouest, vestige du château haut de Vilnius. De la terrasse de la tour, on a une vue imprenable à 360° sur la capitale. À l’intérieur de la tour, un musée présente des maquettes de reconstitution du château du XIV au XVIIème  siècle. À l’Est de la tour, la colline des trois croix ; selon la légende elles auraient été érigées, en mémoire des franciscains tués par des chevaliers teutoniques.

Il est bientôt 13h00, nous déjeunons dans le restaurant Viéšbustis, sur sa façade, une plaque commémorative de Józef Ignacy Kraszewski, romancier Polonais du XIXème siècle. La visite se poursuit par l’église St Casimir. Elle est le premier édifice religieux d’art baroque primitif de Vilnius, construit au XVIIème siècle par des jésuites. Vient ensuite l’église dominicaine du St esprit. Nous arrivons maintenant, devant le panneau de la république des artistes "Užupio Res Publika". Cette république folklorique possède son hymne national, sa constitution, son président, son évêque, deux églises, un cimetière, et sept ponts la reliant à Vilnius. C’est à faire surtout pour le côté atypique et original, il y a toutefois quelques beaux petits endroits sympathiques. Sur la petite place centrale, trône la statue de l’ange gardien d’Užupis. Nous ressortons d’Užupis par le pont des amoureux, où une multitude de cadenas, sont accrochés en signe d’amour éternel.

L’église Ste Anne, est un chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant, bâtie vers 1495. Elle contient des centaines d’œuvres en terre cuite, plusieurs autels baroques, de très belles grilles en fer forgé. Au 1 rue Arsenalo, se trouve le Nouvel Arsenal, érigé à partir du XVIIIème  siècle. Aujourd’hui, il est transformé en musée national, une exposition sur l’histoire et l’ethnographie lituanienne y est représentée. Juste devant le musée, une magnifique statue de l’unique roi de Lituanie « Mindaugas ».

Nous longeons le fleuve Néris, et le pont vert avec ses statues soviétiques gigantesques, nous sautent à la figure. Le pont actuel date de 1952, et il a été rehaussé de statues au style très soviétique. Elles représentent les classes sociales les plus en vue du kremlin : les soldats (4,20 de haut), les travailleurs, les paysans et les étudiants (3,20 m de haut pour les trois dernières). Nous terminons ici cette visite, nous avons vu l’essentiel. Ce fût une belle journée ensoleillée, avec 30° au thermomètre.

8ème étape : 6 juillet, Kernavé/Ignalina – 127km

Nous quittons notre ami et le kolkhoze à 9h15. Nous prenons la direction Nord-Est par les routes 116, 172 et 114. Nous parcourons d’immenses prairies parfois herbeuses, parfois cultivées. Elles sont vallonnées, cela donne au paysage un goût moins monotone. Le ruban d’asphalte défile sous les roues du 1400, sans le moindre nid de poule. Après la charmante petite ville de Molotai, les forêts de pins, de bouleaux, entrecoupés par des lacs, ont remplacés les prairies. Les cigognes font de nouveau leur apparition, les nids sont facilement repérables et nous voyons poindre la tête des cigogneaux. La région d’Aukštaitija que nous franchissons maintenant, est le domaine des loups, des élans, des daims et des aigles.

La suite prochainement.

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